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Scopitone

: Édition 2009



Notre compte rendu

Huitième édition et programmation dansante pour le festival Scopitone. Peu de changements sur le principe, mis à part pour les soirées électro. Elles étaient au nombre de deux, et ont déménagé du LC Club pour rejoindre la Friche électro, dans les hangars Alstom. Tant mieux, cet endroit a une âme, lui.

Vendredi

On commence vendredi par un live gratuit d’Agoria et Oxia, perchés sur la Boombox du collectif Exzyst. L’impressionnante structure était nichée sous les Nefs, dérangeant le bel éléphant nantais, qui a dû dormir dehors. L’ambiance est décontractée, le public bien jeune mais pas aussi nombreux que l’on aurait pu le penser, compte-tenu de la renommée d’Agoria et de la gratuité du spectacle.



                         Oxia & Agoria perchés dans la Boombox.

Dommage pour les absents. Les deux Djs lyonnais se sont fait plaisir, proposant un mélange de techno house bien huilé. On a vu Agoria et Oxia très complices, et visiblement ravis d’être présents à Nantes, dialoguant aisément sur les platines, alternant passages dansants et pauses plus calmes pour haranguer la foule. Le travail visuel est époustouflant. Cette boombox donne envie de remuer, de danser sans retenue, mais en gardant les yeux ouverts, pour profiter de l’atmosphère que la structure dégage. Encore plus impressionnante que l’armature prêtée à Etienne de Crécy, l’installation absorbe le spectateur par sa puissance lumineuse. Alors quand Agoria entame son Code 1026, on ne veut plus que ça s’arrête. Inoubliable !



                      La Boombox, incroyable spectacle lumineux.

Après une pause dans un bar du coin, on rejoint les halls Alstom pour le live de Laurent Garnier, la performance de Sexy Sushi (on l’a peut-être fait exprès) puis de Naïve New Beaters (plus dommage déjà). Visiblement vexé d’avoir dû annuler son set l’an dernier, pour raison médicale (exceptionnel !), Laurent Garnier s’est fait plaisir. Et nous a fait plaisir, attendant notre arrivé pour entamer Crispy Bacon. Accompagné de deux cuivres et d’une guitare, le Dj lâchera même un set de drum n’ bass, pas désagréable, car rythmé par le trombone et trompette, mais pas le meilleur de son live non plus. On lui préférera sa session techno. L’expérimenté mentor français est déchaîné sur scène. Il en redemande et nous aussi. Fin de la soirée pour nous, pour cause de rapatriement d’ami allumé. Tant pis pour Boys Noize.



                Laurent Garnier a fait danser la foule comme personne. 

Samedi

Après un déjeuner sur les bords de l’Erdre, on se rend au château des Ducs de Bretagne pour un spectacle d’Axes chiant à mourir, où le visuel très travaillé ne suffit pas à faire oublier la lenteur du son.

Il est temps de retourne aux halls Alstom pour apprécier Tim Exile. Et on fait bien ! Le Britannique fait une véritable démonstration. Micro en main, caméra au dessus des machines, Exile créé ses morceaux devant le public, dans un style des plus déjantés. Très intéressant à voir et à écouter, même sans être fan du sympathique Tim. Il chantera aussi… Sans commentaires. On essaie également les petits ateliers d’arts numériques, pas aussi sympathiques que l’année dernière.




Vitalic, comme dans sa salle de bain avec ses grands écrans miroirs, pour se recoiffer.

 
Apéro terminé, terrasse du Buck rangée, nous rejoignons à nouveau les halls Altoms pour danser sur Vitalic. Brodinski termine juste son set pour laisser place au phénomène dancefloor pour cow-boy. Vitalic ne fait pas dans la dentelle. Le public non plus et on se fait tailler un short en jean sur les devants. Il en faudra plus pour nous décourager. Les cris de la foule se font entendre quand les premières notes de Polkamatic ou autres tracks issues du premier album se font entendre. Mais en bon promoteur, Vitalic jouera surtout son nouvel opus, dont la sortie est prévue le 28 septembre.

Nouvel album à l’appui pour eux aussi, les Simian Mobile Disco font office d’enfants de cœur à côté. Les visuels derrière les deux toujours aussi sympathiques Djs anglais ne suffisent pas et je regrette leur époque stroboscopes à gogo. C'est un peu trop gentil, bien moins dansant que leur Attack decay sustain release, sans pour autant être désagréable.




    Simian Mobile Disco, en mode lavage délicat pour clôturer la soirée.

Une édition de Scopitone à la programmation très axée dancefloor, bien organisée, comme à son habitude. Je regrette en revanche d’avoir manqué Boys Noize, par ma faute, ainsi que les lives de Chinese Man et Buraka Som Sistema, trop tôt dans la semaine. Nous étions cette année 24.000 à participer aux festivités, tous les concerts payants étant complets. Une première pour le festival. Merci encore.

par Camille
le 22/09/2009

Tags : | Scopitone

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