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MATCH + THE VEILS

: @ Divan du Monde - 08/06/2013



Notre compte rendu

Après la sortie de leur quatrième album, Time Stays, We Go, d'une finesse remarquable, il était urgent de voir les Anglais du groupe The Veils et leur leader Finn Andrews. Ce fut chose faite ce samedi 08 Juin au Divan du Monde en compagnie du jeune groupe Match. Le jeune groupe Match, formé il y a à peine un an, a la charge de la première partie du concert avec un rock indé déjà très maîtrisé. En six titres, on perçoit déjà la voie qu'ils empruntent. Commençant leur set avec leur premier single, Violet, un titre assez doux qui leur permet à la fois de mettre en avant la voix de leur chanteur, l'ampleur de leur chant choral ainsi qu'un sens des variations rythmiques, ingrédients qui les rapprochent de groupes comme Alt-J. Dying Kings est la confirmation de ce mélange dans une version à la fois plus pop. Match est ainsi autant capable d'émouvoir que de dynamiser son public ; avec une telle prestation, il faudra suivre de près la sortie de leur EP prévu cet automne.

The Veils

Pour un groupe comme The Veils et le chant si évocateur, expressif de son chanteur Finn Andrews, le charme désuet du Divan Du Monde a fait de cette salle l'endroit idéal pour accueillir leur concert. A la fois une salle de petite taille qui permet une proximité essentielle pour cette musique, et un balcon qui permet de donner de l'ampleur à ce spectacle vivant. Comme sur ce nouvel album, le concert commence avec l'impulsivité de Through The Deep, Dark, Wood. Une fois que le groupe nous a plongé dans son concert, cette impulsivité laissera place à des morceaux plus doux ( Train With No Name, The Pearl) ou plus insouciant ( ainsi la tonalité plus folk de Turn From The Rain.

The Veils

Mais quelque soit l'ambiance de chaque titre, c'est avec la même intensité qu'elle transparaît. Et c'est sans doute ce qui fait la réussite du concert. Les membres de The Veils prirent autant de plaisir que le public à ce concert. Cette joie partagée, c'était ce que chaque écoute de l'album nous fait pressentir. Le labeur de Finn Andrews ne s'arrête pas à la création de centaines de titres et à la sélection des plus aboutis pour ses albums, mais à une soumission totale à la vie de son groupe pendant cette soirée. Comparable ici à Nick Cave and The Bad Seeds, cette voix et ce groupe, aussi indissociables soient-ils, forment un duo aussi harmonieux et tendus que celui de son aîné.



par Patrice Vibert
le 18/06/2013

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