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Gravenhurst + Jason Edwards

: @ Batofar - 12/11/2009



Notre compte rendu

Mercredi 12 novembre, direction le Batofar, pour assister au concert de Gravenhurst. Depuis quelques années Nick Talbot, le protégé du label Warp s’est illustré au sein de ce projet qu’il mène d’une main de maître dans le registre folk aux accents cold wave voire du côté du rock indé ou du post-rock quand on écoute The Western Lands, le dernier projet en date, sortie en septembre 2007.



Sur les berges de la Seine, on arpente les nombreuses péniches concert (ou pas) et je découvre enfin le lieu que je n’avais pas vu depuis un festival de musique hongroise il y a… un bon petit moment, pour assister au concert en guitare solo de Gabor Gado, tout bonnement hallucinant. Le lieu n’a pas vraiment changé, une foule encore disparate assiste au concert de Jason Edwards qui remplace au pied levé Lone Lady (autre figure du label anglais). Au programme, un folk déglingué qui trouve son origine dans le whisky (dixit le chanteur lui-même) et qui rappèle avec un peu d’imagination l’univers d’un Tom Waits. Un set spontané (remplacement oblige) marqué pas des instruments acoustiques et une section de cuivres qui fait bien plaisir.



Après une petite pause cigarette et un arrêt bière au bar on découvre un Nick Talbot seul en train d’installer son matériel. Une installation éclaire : guitare et ampli. Autant dire que c’est expéditif. Fan du groupe (désolé), j’ai une certaine appréhension, car effectivement les arrangements et le souffle apporté par les autres membres donnent encore plus d’intensité au répertoire de Talbot.



La foule s’est bien épaissie, ce qui n’empêche pas de pouvoir se frayer un chemin pour assister au concert. Compte tenu de la configuration, le set se veut épuré. On retrouve l’univers glacé et subtil de Gravenhurst. Nick Talbot enchaîne des titres à l’image de Nicole mais aussi Saints, qui déjà dans sa version discographique élevait le débat à un très haut niveau. Compte tenue de la journée (de merde) que j’ai passé, j’aurais bien aimé écouter des version plus proches des albums. Bref, retrouver Gravenhurst dans sa configuration de groupe et non dans celle d’un guitare / voix à l’atmosphère épurée. Une journée qui devait se terminer par une bonne claque sonique mêlant mélancolie et tension. En effet, l’exercice guitare solo, demande plus qu’une certaine dose de concentration, elle réclame du recueillement. Simple dans son approche au sens propre comme au sens figuré, Talbot propose de découvrir la substance même de sa musique. On reste sous le charme de son répertoire. Ses balades s’enchaînent et la configuration ne l’empêche pas de quitter le son si spécifique de sa guitare pour des sonorités plus tortueuses. Une approche qui lui permet de varier les ambiances et de se renouveler. On apprécie l’utilisation de quelques sons d’ambiance qui donne plus de fluidité à son jeu et lui permet de laisser des pauses dans son interprétation. A la fin de ce set exigeant, une partie de moi est presque conquise, l’autre le sera la prochaine fois, lorsque Talbot convoquera ses petits camarades de jeu dans le cadre d’un set électrique.







par Guillaume C.
le 13/11/2009

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