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Jenny Scheinman

: 12 Songs



sortie : 2005
label : Cryptogramophone
style : Musiques nouvelles

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Tracklist :
01/ The Frog Threw His Head Back And Laughed
02/ Song Of The Open Road
03/ Moe Hawk
04/ Sleeping In The Aquifer
05/ The Bouy Song
06/ She Couldn't Believe It Was True
07/ Suza
08/ Little Calypso
09/ Satelite
10/ Antenna
11/ Albert
12

Après trois albums menés en leader pour les labels Avant et Tzadik, la violoniste Jenny Scheinman continue d’interroger son univers singulier sur 12 Songs. A sept, cette fois-ci, elle a choisi de défendre une musique faite aussi bien de jazz que de folk, obnubilée par les danses languissantes et le cinéma en noir et blanc.

Auprès d’un Bill Frisell qui a laissé de côté ses stridences démonstratives, elle pose en guise d’introduction une valse jouant des unissons (The Frog Threw His Head Back and Laughed). Si le vibrato de guitare et le rythme las réverbéré évoquent les traitements du Twin Peaks de Badalamenti, c’est que Scheinman a pris note des multiples cousinages folkloriques d’Amérique du Nord, naturels comme artificiels.

Les ambiances peintes au lavis (She Couldn’t Believe It Was True) côtoient alors les illustrations sonores de saynètes invisibles sorties du piano de Rachelle Garniez (Satelite). Motivées par une autre vision des choses, les compositions peuvent aussi pécher par naïveté : sur la forme, lorsqu’elles font allégeance au tout électrique au point de noyer les interventions réfléchies du clarinettiste Doug Wieselman (Song of the Agen Road) ; sur le fond, lorsqu’elles insistent pour mettre la main sur une gigue ou un calypso pourtant inaccessibles (Suza, Little Calypso).

Heureusement, auprès des attentes stylistiques, se glissent des folies minuscules porteuses d’instants meilleurs. La fleur à l’instrument, les musiciens suivent le pas d’une marche absurde au violon tremblant, à la clarinette récalcitrante (Moe Hawk). Et la trompette de Ron Miles de faire briller l’ensemble, sur un hommage à Ayler (Albert) ou le temps nécessaire au dernier envol (June 21).

Au final, 2 X 2 partis pris assemblés malgré les différences : les jeux électrique / acoustique d’une enfante sage / frondeuse. Hésitant entre les impressions délicates et l’exploration fantaisiste de mondes branlants, Jenny Scheinman a placé son 12 Songs sous le signe du flou artistique, capable quand même de laisser place au net, pour convaincre plusieurs fois d’un talent évident.


Chroniqué par Grisli
le 08/11/2005

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