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Big Day Out

: Édition 2009



Notre compte rendu

Big Day Out. Un principe sympathique de festival se déroulant dans les principales villes d’Australie et de Nouvelle-Zélande. La plupart des groupes invités jouent toutes les dates, comme une grande tournée collective où se mêlent rock, pop, électro, métal… Et cette année, le Big Day Out avait vu juste avec une programmation éclectique rassemblant The Prodigy, qui fait la promotion de son nouvel album Invaders must die, mais aussi Neil Young, les Arctic Monkeys, Simian Mobile Disco, TV on the Radio et bien d’autres. Récit d’une chaude, chaude journée à Adelaide, South Australia.

Plus de 43 degrés au thermomètre et déjà une sudation exacerbée, alors que je franchis juste le seuil de ma porte. Arrivé sur le site, le soleil tape plus fort que les murs d’enceintes éphémères et c’est donc au bar que commence la journée. Il est midi, la bière est fraîche et les gars de Birds of Tokyo envoient un rock musclé bien huilé. Une entrée en matière plutôt agréable, genre mise en bouche avant la performance des Ting Tings. A l’abri du soleil mais pas d’une température infernale, la jolie blonde Katie White et son batteur Jules de Martino livrent une excellente prestation, alternant leurs hits rythmés et les passages plus calmes. Quarante minutes d’un live résolument trop court, à l’image de la durée des applaudissements. L’Australien consomme sur place et se barre. Dommage.

Plus loin, les Blacks Kids accompagnent nos commandes d’Extra Dry au bar. Ça n’a pas l’air mauvais… Ni vraiment très bon… Direction l’extérieur et les rythmes métal de Bullet for my Valentine. Les ados aux yeux noirs vont se défouler dans le pogo. Mais attention, le slam est interdit ! On préfère s’éloigner et profiter d’une douche extérieure salvatrice. Arrive l’heure de découvrir Sneaky Sound System, groupe australien que l’on voit sur la plupart des programmations de festival. Soit ils ne sont pas chers, soit ils sont bons ! La deuxième solution se confirme à mesure que les accords électro pop façon Hot Chip se mêlent à la jolie voix de la jolie chanteuse. Parfois un peu kitch mais toujours bien rythmé.

Simian, you are our friends

On regagne le bar assoiffé, car il est impossible d’accéder aux abords de la scène avec de l’alcool. Saluons au passage la remarquable organisation de ce festival, notamment pour rafraîchir le public et mettre à disposition de nombreux points d’eau. On pourra ainsi prendre une douche en dansant sur la drum n’bass de Pendulum. Excellente sensation.

On attend tranquillement le set de Simian Mobile Disco quand des amies norvégiennes nous proposent d’aller voir Serj Tankian, nouveau projet solo du chanteur System of a Down. Comment refuser ? La voix mythique de Tankian n’est pourtant pas suffisante pour me faire rester. Simian a du retard. Et c’est tant mieux. On profite d’un set parfaitement maîtrisé où s’enchaînent les très remuants It’s the beat et Sleep Deprivation qui déchaînent la maigre foule. Simian était en retard. L’Australien n’est pas patient. Les Anglais ont récompensé ceux qui l’ont été. Le tout avec un grand sourire. Love you guys.

Nous parviennent ensuite les accords rock des Arctic Monkeys sur la scène extérieure. On ne peut trop s’approcher à cause des rafraîchissements dans nos mains. Le problème, c’est que Simian nous a donné envie d’électro. Mais le jeune groupe anglais envoie son rock vitaminé sans se soucier de nous. Plutôt bien maîtrisé mais sans grande conviction, à l’image d’un I bet that you look good on the dancefloor bâclé, comme si les stars reniaient déjà leurs premiers succès. Peut-être que l’on aurait dû aller voir Hot Chip.

Prodigy met le feu

Après une période d’errance entre les bars et les rencontres de gens sympas, on se prépare à la prestation de The Prodigy. Le monde se presse devant la scène. Tant pis pour Neil Young, trop mou de toute manière à cette heure là. Le soleil s’est enfin couché et le mélange d’odeurs de crème solaire, de sueur et de bière tend à se dissiper.

The Prodigy arrive sur scène et régale par son énergie. Sur scène les deux MCs haranguent le public déchaîné par leurs flows affolants. Les rythmes jungle ne permettent aucun repos, le corps devenant incontrôlable à mesure que la thérapie Prodigy fait effet. Mélangeant titres inédits de leur nouvel album, qui semble rester dans la même veine que leurs précédents, et pistes magiques du passé, les Anglais n’ont pas raté leur retour sur scène. Un dernier Snack my bitch up ahurissant et la soirée s’achève, les 33.000 spectateurs présents regagnant la sortie.

Il est minuit et le Big Day Out est déjà fini. Pas vraiment pour les artistes qui joueront une dernière fois à Perth le dimanche soir. Pour nous la chaude journée s’arrête ici, la sueur collée à la peau, des souvenirs plein la tête et la satisfaction d’avoir survécu à cette vague de chaleur.



par Camille
le 02/02/2009

Tags : | Big Day Out

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2 commentaires

par Papsout (le 05/02/2009)
Je tiens à rectifier une petite chose mon cher Camille.(prénom bicéphale, nan?)

Non, Neil Young ne pratique pas une musique molle, en quelque heure que ce soit!

Son talent se mesure à la taille de ses rouflaquettes : IMMENSE.
(la preuve : http://www.youtube.com/watch?v=AdkZB0ik9ZI&feature=related)

Merci encore caribou.

PS: Je vois que Dmute envoie ses chroniqueurs aux quatres coins du monde, interessant...

par tesunhomort (le 05/01/2008)
tehanor, ou l'art de la non-information

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