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Pennines+fago.sepia

: @ Mécanique Ondulatoire - 09/02/2009



Notre compte rendu

Le compte-rendu d'un concert :

Où l'on remarque, pour commencer, la grande homogénéité de l'affiche Pennines+fago.sepia qui laisse envisager une communauté de conception de la musique. Communauté intentionnelle, harmonique, technique. La même envie de faire du rock d'une autre manière. La même façon d'appréhender la mélodie, tout en rebondissement des notes. Le même style de lignes de guitare qui s'étirent, se plient et se déplient. Le même sens du rythme : là lourd, ici en retrait.

Où l'on remarque, pour poursuivre, des différences.

Les évidentes, tout d'abord. Qu'on chante chez Pennines alors qu'on reste sobrement muet chez fago.sepia. Que la musique de Pennines ne peut se passer de chant tant il apparaît que c'est lui, allié à une guitare de tête — réunis en une seule personne—, qui dirige l'ensemble. Que, chez fago.sepia, le mutisme est nécessaire : une voix ne tiendrait pas et dérangerait le tout si cohérent du groupe, si juste, si clair et, cependant, si puissant.

Les différences d'inspiration, ensuite. Jazz dans le math-rock chez fago.sepia. Emo dans le math-rock chez Pennines. Avec ce quelque chose dans l'approche de la ligne mélodique qui n'est pas, chez ces derniers, sans me rappeler Dilute (mais, je suis peut-être légèrement obsessionnel).

Où l'on flatte, pour ne pas en rester là, les uns sans que ce soit au détriment des autres. Et, plus précisément, fago.sepia dont le concert aura laissé sans voix pendant quelques minutes. Phénomène qui, pour n'être pas spécifiquement rare, est tout de même notable et qui est dû à l'époustouflante présence du groupe. À sa manière de casser sans cesse le rythme sans le rompre. Au talent du batteur pour agir en métronome et en grand pourfendeur du tempo, briseur de directions, qui en propose toujours une nouvelle. Au charisme de tel guitariste qui sait montrer physiquement quand le groupe sort de ses gonds, surlignant avec son corps ce que les musiciens font entendre avec leurs instruments. À cette technicité certes mise en avant. Mais, moins pour démontrer l'étendue de ce qu'on sait faire que pour jour de la complexité et s'enrichir d'elle pour jouer encore plus fort.

Où l'on félicite, qui plus est, l'excellence de la soirée.

Et où, pour finir, on en redemande.

par Jérôme Orsoni
le 09/02/2009

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