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Minitel Rose

: Interview avec Minitel Rose



Portés par le buzz entourant leur premier album et leurs prestations scéniques incendiaires, les trois membres de Minitel Rose ont le vent en poupe. De quoi s’imposer comme un groupe reconnu de la french touch 2.0. Mais en ont-ils vraiment l’ambition ?

Commençons par votre album. Parlez nous de sa conception, des instruments utilisés et de la particularité des sons analogiques que vous affectionnez tant.

Cet album est un peu particulier car il regroupe le "meilleur" de ce que l'on a pu faire durant les deux premières années du groupe. Les chansons n'ont pas été créées au même moment, certaines ont fait partie des premières créations du groupe, d'autres ont été faites quelques mois avant la sortie du disque.
A l'époque où on a créé cet album on n'avait pas le matos que l'on voulait donc on a fait avec ce qu'on avait sous la main, des synthés jouets, une vieille guitare acoustique, et un logiciel pour faire sonner tout ça.
Aujourd'hui on a remplacé la guitare acoustique par un Moog et c'est quand même plus simple pour les lignes de basse.

Au final, Minitel Rose, c’est plus un trip de potes ou un projet vraiment sérieux ?

A la base comme beaucoup de groupes, c'est un trip de potes. Comme le projet a rapidement suscité l'intérêt du public, on a vite compris que ça pouvait être plus que ça et aujourd'hui c'est vraiment quelque chose de sérieux pour nous qu'on souhaite entretenir dans le temps et dans l'espace.

Quel est le rôle de chacun dans le groupe ?

En studio il n'y a pas vraiment de rôle établi, même si la plupart du temps Raphaël travaille la production et fait les chants, Quentin écrit les textes et propose quelques éléments musicaux, et Romain apporte sa touche en balançant des gros thèmes ou des gros solos, il sait trouver le son juste là ou il faut.

Rayon influences, on sent clairement le poids des années 80 dans votre musique…mais quelles sont-elles réellement ?

On ne peut pas nier l'influence des années 80 sur notre musique. On est tous les trois de gros fan des films américains de cette époque et il y' a forcément des réminiscences. Mais nos influences ne s'arrêtent pas là. On a tous les trois acheté beaucoup de vinyles lorsque que nous étions plus jeunes ce qui nous a ouvert, au jazz, au rock progressif, à la musique brésilienne, au rock, à la pop fm de station service...

Écoutez-vous beaucoup de musique électronique ? Vous considérez-vous d’ailleurs comme un « groupe électro » ?

Aujourd'hui on se met à en écouter car on en joue en DJ Set et le fait d'évoluer sur scène avec des artistes électro nous ouvre à cette musique. Mais avant de débuter l'aventure Minitel Rose nous n'écoutions pas beaucoup de musique électronique, on écoutait beaucoup de black music et on avait plusieurs projets musicaux pas très aboutis.
Les seuls groupes électro qu'on écoutait étaient des groupes fédérateurs, avec une dimension assez pop en fait.
Quant à savoir si on se considère comme des artistes électro, ce n'est pas vraiment le cas, on préfère dire que l'on fait de la pop tout simplement, mais avec des machines, comme Balavoine en fait.

Vous sentez-vous inscrit dans ce que les médias aiment appeler la "french touch 2.0" ou la "french connection" ? Vous sentez-vous proches d’artistes Ed Banger ou Initial Cuts ?

Il est clair qu'en ce moment la "french touch 2.0" à le vent en poupe et on ne peut pas nier avoir bénéficié de cet intérêt pour la nouvelle scène française.
Après cette nouvelle french touch est beaucoup plus "électronique" que notre musique, même si on aime certains des artistes Ed Banger, Institubes ou autres, on ne s'y sent pas affiliés.
En revanche nous faisons partie du collectif Valerie qui regroupe des artistes West Coast évoluant dans le même univers que le nôtre.

Qu’est-ce vous faites pendant votre temps libre durant vos tournées ?

Nous avons créé un label (Futur), il faut donc s'occuper de la gestion de ce projet, on va d'ailleurs bientôt sortir le premier album de College, qui est le créateur de Valerie. Sinon on continue tout le temps de créer des nouveaux morceaux, on matte des VHS et on voyage dans le temps.

La semaine prochaine vous serez à Scopitone, chez vous à Nantes. Ça vous fait quoi ?

On est vraiment content car il y a une très belle affiche, l'équipe de Scopitone regroupe des gens vraiment cools on est donc super content de pouvoir jouer à ce festival et ce sera l'occasion de jouer devant notre premier public, "à la maison", et ça c'est toujours un grand plaisir.

Le futur pour Minitel Rose s’annonce comment ?

Avec des voitures qui volent, un premier "vrai" album, des collaborations, des dates par-delà les océans, et un NRJ Music Award remis des mains mêmes de Ménélik.

Sinon à part de la zik, vous faites quoi dans la vie ?

Raphaël et Quentin gèrent le label, Romain est aux arts déco de Paris, on fait tous de la musique pour nous-mêmes et la fête bien sûr !



Interview par Fabien
le 04/10/2008

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