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Bryan Fury

: Bottleneck Mankind



sortie : 2005
label : Epileptik
style : Hardcore

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Tracklist :
01/ Eqaulity Deluxe
02/ Swarn Enemy
03/ Icf Triumph
04/ @ Face Value
05/ Lost London
06/ Bluntz N Beatz
07/ Wolf In Sheeps Clothings
08/ Bottleneck Mankind
09/ Oblivian Request
10/ Mutalate The Innocent
11/ Shadow Warz

Dj Compositeur d’origine anglaise émigré en Europe, fondateur des labels White Donkey Records et Pacemaker, Bryan Fury c’est un peu la rencontre improbable entre breaks furieux britanniques et gros kicks d’Europe de l’est tendance Rotterdam. Autrement dit un mélange explosif et instable qui se voit ici orchestré sous le format album pour la première fois sur le label français epileptik.

Fidèle au genre, sans manquer le détour aux références que sont les Hellfish, Dj Producer et consort, Bottleneck Mankind répond présent sur onze track saignantes bien éloignées de la linéarité parfois pompeuse de l’exercice 4x4, mais n’oubliant pas l’élément principal de ce genre de composition : une efficacité cauchemardesque. Ainsi, la marche funèbre s’ouvre sur une ambiance pas vraiment cheesy, en défonçant les violons grandiloquents d’un extrait de la BO de La Neuvième Porte à grands coups de break indus malmenés.

L’introduction, tout comme le reste de l’album, obéit aux règles d’un genre un peu méconnu, à savoir un hardcore aussi volatile que de la nitro dans une glacière posée en plein soleil. En gros les kicks changent toutes les trente secondes sans trop laisser le temps de s’attarder sur la rythmique, les sonorités cradingues s’agglutinent à la porte de la grosse caisse pour donner lieu à certains moments à une vrai déferlante sonore, basses à l’appui, tout simplement jouissive.

@ Face Value donne l’impression qu’on se fait tirer dessus au lance roquette, Lost London hésite entre breakcore crépusculaire et gros son hollandais qui tache, et le très réussi Wolf In Sheep Clothings carbure au gros hardcore traditionnel. Ces quelques exemples illustrent simplement un ensemble cohérent, agressif de bout en bout, où les morceaux semblent prendre un malin plaisir à coller des gifles au masochiste hardcore qui aime entretenir ses acouphènes avec délectation.

Epileptik donne depuis pas mal de temps l’occasion à de vieux routards hardcore de s’exprimer salement sur le format album, et ça donne parfois de bons trucs. Ce Bryan Fury là en fait partie, suffisamment travaillé et complexe pour qu’on l’écoute avec attention, et bien assez chargé en explosif pour faire sauter n’importe quel dancefloor en treillis. Recommandé.


Chroniqué par WakMc
le 27/04/2005

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