Comme le disait
Albert Einstein : "
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire". Après les maux des Etats-Unis évoqués dans leur premier album
God's Country et ceux d'un monde généralement plus étendu dans sa suite
Cool World, c'est au tour de notre propre inaction d'être maintenant fustigée par le quartet d'Oklahoma à travers ce troisième album incandescent ne donnant aucun répit jusqu'à cette fin désespérée
October All The Time déclamant un ironique "
Everything will be fine / The sun will continue to shine" après nous avoir laissé sur les rotules. Avant cela,
Chat Pile nous aura livré une nouvelle salve de morceaux ravageurs dans la lignée de leurs précédents travaux dans lesquels une violence crasse et une lourdeur plombante se partagent le bout de gras.
Entre noise rock, sludge, grunge Nirvanesque et un nu-metal rappelant les premiers
Korn,
Who Loves the Sun ne choisit pas et continue de ne pas faire dans la finesse mais c'était un peu ça que l'on était venu chercher : se faire bastonner la face par une musique à l'image de notre monde de plus en plus façonné par du contenu jetable et par une actualité déclinante voire écœurante. Des chansons sortent ici du lot, le single
Deep Blue sur notre accoutumance aux écrans (
You move deeper into screens / Into the deep blue sea),
Same Rules,
PEN I S MALL, le gros banger
Influence… tandis que d'autres restent plus classiques, mais l'ensemble lève nettement le doute sur l'état de santé brut de décoffrage de
Chat Pile et la place majeure qu'il tient encore et toujours dans la grande famille du rock dit extrême. Vers l'enfer et au-delà.
Chroniqué par
Romain
le 10/09/2026