Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer. Ce fut d'ailleurs déjà le cas puisque la joueuse de cornemuse écossaise
Brìghde Chaimbeul avait participé à deux compositions du
When we were that what wept for the sea (2023) de
Colin Stetson, un de ces albums denses que le saxophoniste canadien a l'habitude de nous livrer même si nous l'admirons également lorsque qu'il tente d'ouvrir le dialogue avec un autre instrument comme sur le sublime
Never Were the Way She Was avec la violoniste
Sarah Neufeld en 2015. Là encore, les performances de ces deux multi-instrumentistes sont impressionnantes mais cette virtuosité n'est jamais démonstrative et reste toujours au service d'une musique qui serait de l'ordre de l'invocation. Les instruments à vent de
Brìghde Chaimbeul et
Colin Stetson virevoltent et s'entrelacent afin de former des compositions tantôt galopantes (
Dirt Dance) tantôt minimalistes (
Snowfall) où un certain celticisme dans grandes plaines verdoyantes confine à une sorte de transe profondément impactante.
All the light in the world est disponible
à cette adresse.