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Si les rythmes ambient et les douces sonoritées de A Space Between Us ont semblé "cinématographiques", As if to Nothing est encore plus dirigé vers cette tournure de style. Une preuve de plus après la sortie de la B.O.F. de "Moulin Rouge" et son travail avec Massive Attack que Craig Armstrong est bien une référence incontournable en matière de musiques cinématographiques. Bono de U2, Evan Dando, Mogwai, Photek et David McAlmont, Alpha ou encore Laub sont de la fête aussi, mais les arrangements musicaux uniques de Craig Arsmtrong sont toujours le foyer principal de ce nouvel album, la plupart des invités restant toujours au second plan.
Les points forts de l'album résident toujours dans l'intrumentation, quoique les chants d'Evan Dando dans Wake Up in New York et de Steven Lindsay sur Let It Be Love donne un autre ton à l'album. Swati Natekar et Mogwai donnent quant à eux une démonstration de leur talent sur Miracle et enfin sur Sea Song le chanteur du groupe Alpha nous offre un chant tendre et sublime.
La reprise de Stay par Bono lui donne la chance d'exprimer ses sentiments toujours aussi comtemporains, à la manière de U2. L'instrumentale Inhaler est une succession de changement de cadence dans la lignée de Depeche Mode.
Craig Armstrong est sans doute l'un des artistes les plus doués au moment, si ce n'est le plus doué d'ailleur, mais on a l'impression sur As if to Nothing que seule les arrangements symphoniques ont leur places et au final. L'album est d'une beauté sombre, mais n'innove pas vraiment. C'est du Craig Armstrong, tout simplement... Chroniqué par Pachouille il y a bien longtemps...
Tags : Craig Armstrong, Trip-hop, symphonique
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