Dead Can Dance
Toward the within
(1994)
Seul et unique album live sorti par le groupe, Toward the within est le témoin parfait d'une époque. Celle du tournant world-music, prit par Dead Can Dance à partir de l'excellent Into the labyrinth. Beaucoup d'inédites, et quelques valeurs sûres, composent sa playlist.
Tout débute avec Rakim. Percussions tribales, yang ch'in et mélange des deux voix. Persian love song apparaît ici dans une très belle version live, suivie de Desert song, autre morceau où se mixent percussions traditionnelles, yang ch'in, flûte, et grelots. Le fabuleux Yulunga semble provenir de son enregistrement studio, tant le son est pur et limpide. Robert Perry enchaîne ensuite, pour un solo de low d whistle, une flûte traditionnelle irlandaise en métal, très planant et sensuel. Autre grand moment de Into the labyrinth, pendant The wind that shakes the barley, dans sa version live cette fois-ci. Gong, grosse caisse d'orchestre, clavier et low d whistle, sur I am stretched at your grave. Influencé lui aussi par la musique irlandaise, ce superbe titre met une fois de plus en avant, les talents de vocaliste de Brendan. I can see now et American dreaming s'enchaînent, changeant un instant de cap musical. Folk et mélodiques, discrètement accompagnées tantôt de clavier, tantôt d'une basse. Brendan et sa douze cordes nous donne ici un avant goût de ce que sera son premier album solo. Cantara, qu'on ne présente plus déboule, pour LE grand moment du concert. Ambiance maghrebine durant Oman. Luth, percussions et clavier, soutiennent la voix de Brendan, qu'il pousse d'ailleurs jusqu'à ses limites. Magique. C'est au tour de Song of the sibyl de nous faire frissonner. Religiosité et atmosphère sacrée. Tristan, chanté par Lisa en solo, s'achève par le début du fabuleux Sanvean. Rien à rajouter, ce titre fait toujours autant de ravages dans les coeurs. Le live s'achève avec la très belle ballade Don't fade away. Autre pièce folk, interprétée par Brendan, et Lance Hogan, guitariste accompagnateur pour l'occasion.

Indispensable, malgré son goût amer de testament.

Chroniqué par Yragael
il y a bien longtemps...
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Dead Can Dance > Toward the within
Label(s) : 4AD
Distributeur : Naïve
Style : World-music/lyrique

Titres :
01/ Rakim
02/ Persian Love Song
03/ Desert Song
04/ Yulunga (Spirit Dance)
05/ Piece For Solo Flute
06/ The Wind That Shakes The Barley
07/ I Am Stretched At Your Grave
08/ I Can See Now
09/ American Dreaming
10/ Cantara
11/ Oman
12/ Song Of Sibyl
13/ Tristan
14/ Sanvean
15/ Don’t Fade Away
Tous les albums de Dead Can Dance sur dMute :
- Dead Can Dance (1984)
- Garden of the Arcane Delights - EP (1984)
- Spleen and Ideal (1985)
- Within the Realm of a Dying Sun (1987)
- The Serpent's Egg (1988)
- Aion (1990)
- A passage in time (1991)
- Into the labyrinth (1993)
- Toward the within (1994)
- 1981-1998 (2001)
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