Tom Jenkinson m’a tué… c’était l’album que j’attendais le plus cette année. Et ne tournons pas autour du pot, ce fut une déception, une vraie de vraie, une de celle qui vous rend triste et frustré à la fois. Ah Tom si tu savais.
J’aurais préféré attendre deux ans de plus plutôt que d’écouter ça de la part d’un de mes artistes favoris. Non, pas toi Tom… Parce que franchement là c’est du
Squarepusher lyophilisé, c’est le genre d’album à vous encrasser toute une discographie, aussi brillante et fournie soit-elle.
Déjà en août sur le myspace de
Warp, on avait pu entrevoir (
Delta-V) ce qui nous attendait. Mais de là à s’imaginer que tout l’opus serait du même acabit, il y avait un pas. Malheureusement ce bon vieux Tom l’a fait.
Il a, par exemple, cru bon d’ajouter à ses productions habituelles des riffs de guitare électrique bien lourdauds (
Tensor in green, Delta-V, The glass road). Le résultat est plutôt ignoble, il faut bien l’avouer. Mais alors à quoi a-t-il voulu jouer ? Nous montrer, si besoin était, qu’il était un multi-instrumentaliste hors-pair ?
Où est passée la folie dévastatrice d’
Ultravisitor ? Où sont les fulgurances drum’n’jazz de
Do you know Squarepusher et de
Go Plastic ? Que reste-t-il des mélodies d’
Hello everything ?
Pas grand chose ma foi. Sur
Just a souvenir, le bonhomme ne fait que les effleurer (
Start time 2,
The coathanger), et encore. On peut même rajouter que l’opus manque singulièrement de peps et surtout de contenu. Les trois derniers morceaux par exemple, ne font que meubler un ensemble déjà relativement pauvre.
Bien sûr après il convient de relativiser le tout ; car lorsqu’on s’habitue à l’excellence, difficile de revenir en arrière. Mais diable que cet album est décevant.