Hope & Sorrow. Ce deuxième album de
Wax Tailor porte plus l'espoir que la tristesse. Avec
Tales of the Forgotten Melodies, son premier opus,
Wax Tailor avait placé la barre haute. On attendait de lui un second projet encore plus abouti. Mission accomplie.
Once upon a past fait office d'introduction, comme une porte ouverte vers l'univers
Wax Tailor, tellement sympathique qu'on en franchit le seuil sans hésiter. Pour la décoration de sa nouvelle maison, JC Le Saout a invité quelques amis prestigieux dont les voix et instruments habillent élégamment les murs.
Deux musiciennes d'abord. La profondeur du violoncelle de
Marina Quaisse est associée à la légèreté de la flûte traversière d'
Hélène Cervero. L'association donne un aspect orchestral à la musique du chef d'orchestre, complétée par un beat abstract hip-hop « tailoresque » toujours aussi efficace.
Fidèle,
Charlotte Savary continue l'aventure
Wax Tailor. La chanteuse repeint tendrement les morceaux grâce à sa voix douce et subtile.
To dry up montre toute l'étendue de son talent et de sa sensibilité sur une musique rappelant
Ez3kiel époque
Barbary.
L'architecture de l'opus est remarquable. Douze titres et trois interludes plongent l'auditeur dans une découverte musicale mêlant soul, groove, hip hop, abstract... Les textes complètent la mosaïque sonore et donnent des couleurs à l'album.
On apprécie le poème d'
Ursula Rucker,
We be, l'intervention des MC's anglais d'
A State of Mind sur le rythmé
Positively Inclined. Le trip-hop est à l'honneur sur
Sometimes où
Wax Tailor montre sa capacité à créer des pistes instrumentales aussi atmosphériques que son label.
Les contes du premier album étaient soignées mais le nouveau recueil de Tailor semble encore plus travaillé. Les instruments classiques soulignés par les beats hip hop se marient efficacement avec les voix des invités. Simple question... Jusqu'où ira-t-il?