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Laëtitia sheriff

: Stillness



sortie : 2020
label : Yotanka
style : Indie rock

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Tracklist :
01/ People Rise Up 02/ A Stirring World 03/ We Are You 04/ Deal With This 05/ Pamper Yourself 06/ Sign Of Shirking 07/ Go To Big Sur 08/ Outside 09/ Stupid March 10/Ashamed

Avant même de terminer son écoute, on avait déjà intégré le dernier Lp de Laetitia Sheriff à notre liste de disques qui (re)donnent envie de croire aux lendemains qui chantent et qui dansent sur la tête.
Pas ces lendemains de pénitents pour lesquels bien trop de (poli)tocards, contris et masochistes, nous font la retape. Ni ceux tous aussi artificiels des accros du complot et autres soupes de breaking news. Mais plutôt des lendemains écarlates de noceur.se.s. De Working Class Heroes cramé.e.s, de patricien.ne.s de la flambe.
Oui, cette musique est à ce niveau d'exigence. Un des derniers refuges de celles et ceux qui oeuvrent encore, au mépris des dangers, au prix de leur santé, de leur âme, de leur chair, pour que le beau et la joie perdurent et redeviennent le faste, notre magnificence collective. Et sérieux, c'est loin, très loin d'être du luxe !

Enregistré dans les conditions du live, Stillness célèbre donc le retour au combat de Laetitia Sheriff et de son power trio chéri (Thomas Poli, Nicolas Courret et quelques envolées lyriques et cuivrées du Bumpkin Island Clément Lemennicier) comme pour nous rappeler et enfoncer le clou : oui l'union fait la force.
On entend distinctement tous ces éléments s'insinuer sous les plis poreux et impeccables de ce rock indé électrique nimbé de micropointes ambient, engagé autant qu'élégiaque : à l'aune des heures les plus claustros qu'on ait connu depuis des lustres, voici une musique qui décalamine les cloisons, qui pousse les murs, jumelle braise et envie, jongle avec les pavés et les roses, le rire des enfants et la rage des révolté.e.s. On y aperçoit Laetitia Shériff marcher, courir, cavaler, toute ragaillardie d'une paix intérieure enfin retrouvée, sans naïveté ni mensonges sur la question de sa précarité. De sa fragilité .

Convaincue et persuasive, on pressent qu'elle a pris le temps d'aller vers l'autre comme de se retrouver en son fors intérieur : l'immobilité en titre, Stillness, parle bien de ça. Se ressourcer loin de l'inertie et l'apathie. De s'arrêter pour recharger la chaudière, prendre soin des siens, de soi. Généreuse, elle nous offre ainsi, morceau par morceau, nombre de pistes pour affronter le désespoir qui rôde et surtout casser la tronche à la peur et sa frangine la haine. Parmi elles, celle qui nous parle au plus au point et nous révèle que l'optimisme n'est pas un sentiment inné. Il s'acquiert au même titre que notre faculté de le transmettre. CQFD !

Vous l'aurez compris aisément, écouter, entendre, s'abreuver à la source d'inspiration qu'est ce disque devrait foncièrement nous aider à nous requinquer les lendemains. A les illuminer à nouveau.
Certes le défi est de taille mais avec Stillness, on a des billes dorénavant. Alors, on enfile le bleu de chauffe, et Zou ! On réamorce la pompe : ça va chier des bulles !!!



Chroniqué par Yvan
le 14/11/2020

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