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øjeRum

: Selv I Drømme Lyser Den Første Sne



sortie : 2018
label : Midira Records
style : ambient / Minimal

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Tracklist :
Side A : Selv I Drømme Lyser Den Første Sne
Side B : Selv I Drømme Lyser Den Første Sne (Strings by Aaron Martin)

C'est la première fois que nous nous intéressons au cas øjeRum dans nos pages, l'artiste danois Paw Grabowski se cachant derrière cet alias est pourtant loin de nous livrer son coup d'essai et a déjà sorti depuis 2014 une sacrée flopée de disques que l'on rangera volontiers dans la case "minimal ambient". Voilà un artiste protéiforme soignant autant le sound design de ses albums que leur enrobage visuel semblant être une réponse, un complément à sa musique granuleuse d'un autre âge. Jugez par vous-même sur son propre site, tous ses collages y sont disponibles ainsi que la totalité de sa musique).

On pourra dissocier dans la plupart de ses œuvres celles principalement créées à partir de matières synthétiques (Naar Vi Vaagner, Under Gange) et celles concues dans le bois pur des instruments (Vindens Segl, le piano de The Forest is Sleeping Within the Trees, la guitare acoustique de Væv) mais dans le fond l'esprit reste le même : il s'agit de concevoir une musique de l'intime, fragile, débarassée de tout symbole et de tout superflu. Une musique qui comme la plupart des musiques dites "minimalistes" fait le vide pour que l'on puisse mieux la remplir de notre propre imaginaire (plutôt que d'être enseveli sous l'imaginaire de son créateur).

Sur ce Selv I Drømme Lyser Den Første Sne, le prolifique danois nous gratifie cette fois-ci de deux longues pièces ambient avoisinant les 20 minutes et se présentant comme deux approches différentes d'une même composition. Et en effet l'écart qui les oppose dans le traitement est tel que l'on a du mal à y trouver une certaine similitude ou du moins une source originelle, mais qu'importe. La première nous enveloppe d'une nappe profondément apaisante (voir extrait ci-dessous) tandis que la seconde déverse une cascade de cordes tire-larmes, celles du violoniste Aaron Martin, semblant contenir toute la tristesse du monde. Une composition qui évoque en partie Arvo Pärt voire les symphonies bouleversantes du grand Henryk Gorecki, dans l'épure notamment. Cet album "double face" prouve en tout cas le talent de øjeRum à élargir sa palette sonore et émotionnelle. Le rendez-vous est déjà pris pour le prochain opus.



Chroniqué par Romain
le 18/06/2018

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