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Natureboy, c'est une voix qui hante, revient, refrain (impeccable ouverture : Curses fired, clôture parfaite : Over and out), mélodies de guitare, rares rythmiques discrètes, légères élaborations électroniques, une boucle tout au plus, réverbération qui amplifie les choses (Famous sons).
Quand elle chante, je pense à PJ Harvey, pas tant pour sa voix, le timbre de sa voix, que simplement parce que c'est la meilleure référence que je puisse trouver, le meilleur compliment que je puisse faire. Natureboy : l'intention est clairement folk, loin très loin des disques de PJ Harvey qu'on aime, punk, très punk.
Je suppose que j'aime Natureboy parce qu'elle fait le genre de chansons (Pariah) que tout le monde aimerait faire avec une guitare : des chansons simples, mais fortes, simplement justes. Ce que tu entends : la clarté de l'intention, la rigueur spontanée de sa mise en œuvre. Le nombre incalculable des images qui traversent ton esprit à l'écoute de Bad dream, non pas tant par extraordinaire que parce que, à ce moment, comme à d'autres dans le disque, c'est déjà dans ton quotidien, ça t'appartient déjà. Un peu Cat Power, par exemple : Broken train et son synthétiseur aérien et nuageux. Plus élaboré, Heart to fool avait maintenu le ton, l'étendant à raison vers des régions plus post que rock qui répondent, sublimes, à la voix, sublime, de Sara Kermanshahi.
Tags : Natureboy, Own Records, Folk, Rock
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