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Boxer, ce n’est pas un disque de débutants, pas un album de morveux à frange, 25 kilos sur la balance et la guitare bêtement électrifiée. Boxer, ce n’est pas un disque adoubé par Philippe Manœuvre. Boxer, ce n’est pas un disque qui réduit l’histoire du rock à ses quelques stars momifiées et aujourd’hui imbuvables.
Dans Boxer, il y a toute la surdité de la voix de Nick Cave, son timbre grave et abyssale, il y a la littérarité de celle de Leonard Cohen. Dans Boxer, il y a cette richesse instrumentale qui déserte massivement le genre. Dans Boxer, il y a par exemple cette intelligence qui semble si souvent manquer à toute utilisation rock d’une batterie ; comme il y a cette douce intrusion de cuivres et cordes, ou ces superbes déroulés de piano.
Boxer, c’est une merveille du genre qui aurait dû trouver sa place dans le haut de tous les classements, aussi ridicule que soit l’exercice, de l’année 2007. Boxer, c’est toute la puissance inhérente au genre, tel Brainy, alliée à une exigeante écriture mélodique avec toute la finesse et la subtilité nécessaire. Green Gloves est ainsi de toute beauté. Mais on pourrait aussi citer Racing Like A Pro. Ou Gospel. Ou d’autres. Boxer, c’est également un hymne, Fake Empire.
Boxer, c’est le quatrième album de The National. Et pas des moindres.
Boxer, c’est enfin et simplement l’affirmation claire et définitive que le rock n’est pas encore perdu. Chroniqué par Igorle 02/04/2008 |
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