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Diving with Andy c’est au départ un malentendu téléphonique. Le nom de ce jeune trio devait être « Dining with A », en référence à une nouvelle américaine, mais cela a été compris de travers et c’est resté : inutile de se parer de pseudo références lorsqu’on a du talent, cela parle de soi-même. Cela explique aussi en partie leur signature chez le label Dièse, fraîchement fondé sous la direction d’artistes comme Benjamin Biolay ou Kerenn Ann.
DWA, c’est tout d’abord Julien Perraudeau et Rémy Galichet, qui cumulent à eux-seuls les rôles de guitariste, bassiste, batteur et ingénieur du son pour le premier ; pianiste, compositeur et arrangeur pour le second. DWA c’est aussi Juliette Paquereau, une chanteuse à la voix veloutée, sorte de synthèse de Stina Nordenstam, Suzanne Véga et Cat Power, à qui elle ressemble également physiquement. Juliette fait de la chanson française… en anglais, sans prétention, avec un accent impeccable. Sa voix est douce, avec cette boule amère permanente dans la gorge qui manque de la faire basculer dans le mélo : « A funny tricky strange taste ».
Les dix titres mettent en scène Andrew, personnage marqué par le taedium vitae. Les mélodies évoquent des ambiances surannées, mélancoliques tout en restant entraînantes. Les boucles de batteries sont épurées au maximum pour laisser s’exprimer basse électrique et doux arpèges folk (October in May) ; un violon orchestral emboîtant régulièrement le pas du piano (Andrew). Sans arrangements la musique n’est rien ou presque, c’est précisément dans ce domaine que les deux figures masculines excellent, parant la voix et les textes de Juliette des mille atours nécessaires pour produire un ensemble souriant, dansant et sophistiqué.
Intégrer la compilation CQFD 2006 des Inrocks n’était qu’une cerise sur le gâteau de Diving with Andy, retenez bien ces noms qui, sinon le devant, hanteront le derrière de la scène des vingt prochaines années. Chroniqué par Strangeflower le 22/01/2007
Tags : Diving with Andy, Pop
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