|
Nom de l’album en hommage à la femme de l’écrivain Henry Miller et amie d'Anaïs Nin, June Mansfield. Le duo nous avait déjà livré un peu de leur monde délicat dans une première démo nommée may et continue avec ce premier album sur leur frais label Teona.
La liste serait longue pour énoncer les sentiments qu’elles côtoient dans June. Mansfield tya a cette belle simplicité de jouer avec ce qui blesse à distance, sans pour autant faire pleurer. Violon pénétrant, guitare acoustique, ou électrique et harmonium. Pour oublier je dors, un titre aigu où l’on est bercé puis égratigné là où l’on ne s’y attend pas. Pas si convenable que l’on peut prétendre croire. Mais on aime cette incisive provocation. Comme For You, titre emprunté au poète et compositeur Léonard Cohen, que l’on écoute d’un plaisir insidieux. Oui et alors, où est le mal quand c’est joliment fait. On y retrouve avec plaisir quelques morceaux de leur démo, Mon amoureuse ou On a boat. Tes faiblesses étire la vulnérabilité de tout être humain dans une tourmente poétique. Mais Doesn’t matter redonne du baume au cœur pour finir sur Bella Dona le morceau instrumental où le violon virevolte entre notes de piano puis s’entremêle dans une fin acérée.
Après May, voilà June. De simples mois de florescence direz-vous… mais qui évoquent bien plus : un talent affirmé et confirmé.
Chroniqué par Yas le 24/02/2006 |
|