Des heures passées à écouter
Scary World Theory, je savais déjà aux premières écoutes de
Faking the books, que ce nouvel album ne me laisserais pas de marbre.
Lali Puna fait parti de ceux qui forment le phénomène "Weilheim-landsberg" : 15 personnes qui gravitent dans la constellation de groupes du Label Morr, parmi lesquels
Notwist et
Console sont les plus connus et ainsi requiert la même formation pour leur troisième album.
Oubliez ici le son noise du premier album
Tridecoder, continuant son envolée,
Lali puna sillonne toujours le monde de la pop, de l’électronica minimisée et délicate avec quelques surprises où la douce voix de Valéria, d’un anglais clairement chanté ou chantonné presque sans artifices apaise sans même avoir de réelle douleur.
L’album s’éveille sur
Faking the books, d’un rapide son aigu et d’un son de guitare acoustique, le sentiment d’un renouveau naturel s’installe.
Lali puna opte pour un son plus rock que
Scary World Theory, déjà pressenti par
Left Handed, un morceau sorti sur EP 9 mois auparavant en annonce de l’album qui laisse de coté la pop en nous surprenant par le léger sursaut (pas déplaisant pour autant) que peut provoquer la batterie énergique et non imposée sur Call 1-800 fear et la voix de Valeria beaucoup plus élevée sur
Micronimic.
Sur
Small things, on retrouve une musique pacifiée, peut être pour attendrir ses mots de déception avec cette lourdeur accompagnant la voix, qui fait redondance avec la simplicité des paroles pourvues de sens, accentuant l’hypersensibilité du morceau. Tout comme
Aliénation un morceau qui remet en cause la validité du mot "vérité".
Le dernier titre de l’album,
Crawling by numbers est d'une langueur à tomber en décrépitude, la monotonie des violons accentue la fin, ce morceau est vraiment de toute beauté.
Parfois plus rock et plus sensible,
Faking the books, est peut être la suite logique, une théorie amplifiée et néanmoins cruelle dépendant toujours de la pop et de l’électro sensitive et sans parjures.