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Enregistré non plus à Tucson dans l’Arizona, mais à Paris dans le studio de Yann Tiersen, The Belgian Kick se pose en digne successeur du magnifique R/o/c/k/y. Cette fois, c’est Jim Waters, qui a déjà collaboré entre autres avec John Spencer Blues Explosion, qui a fait le voyage pour mettre en son le nouvel album de The Married Monk.
Malgré les nombreux changements intervenus dans la composition du groupe depuis ses débuts, le trio français n’a rien perdu de son mordant. Irrésistiblement ébranlé par ces ondes diablement entraînantes, on entre en résonance avec la pop bigarrée de The Belgian Kick, imbrication créative et vivifiante d’influences seventies et eighties : claviers spectraux empruntés au rock progressif, guitare funk, cuivres jazzy et rythmes disco/house. Ainsi The Married Monk se permet une reprise de toute beauté de Observatory Crest du très baroque Captain Beefheart, naviguant entre la nonchalance atmosphérique des claviers et l’expérimentation frénétique du redoutable couple batterie/saxo.
La pop étincelante de The Married Monk, qui doit beaucoup aux rythmes complexes élaborés avec soin par Jean-Michel Pirès, dégage une formidable énergie. Armés de mélodies entraînantes habillées d’une électro rétro et foisonnant de samples, The Belgian Kick ne se prive pas non plus de moments plus contemplatifs, calmes et posés, qui laissent s’exprimer d’avantage piano et cordes et où la voix chaude de Christian Quermalet fait des merveilles, comme la seconde reprise de l’album, You Only Live Twice de Nancy Sinatra et John Barry, et le langoureux Totally Confused.
Malgré un ou deux morceaux un peu moins réussis, The Belgian Kick s'impose comme un album splendide, parfaitement maîtrisé et ponctué de tubes irrésistibles dont Pretty Lads est certainement le plus percutant. Chroniqué par dfghfgh le 19/04/2004
Tags : The Married Monk, Ici d'ailleurs, Rock
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